| Émile Deraspe lance un premier album multi-savoureux |
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Photo : Détail d'une oeuvre de Marie-Andrée Arsenault, album d'Émile Deraspe, Casse-tête 8 pièces. «Merci à mes parents et à mon frère… pour le garage et la cave.» Cette phrase, tirée de la pochette du premier album d’Émile Deraspe, Casse-tête 8 pièces, nous donne un aperçu de ce qu’est ce premier disque : un album offert sans prétention, avec une touche d’humour. Émile Deraspe est directeur du Vieux Treuil, diffuseur régional en arts de la scène aux Iles, est membre actif de la Ligue Madelinienne d’Improvisation, membre des groupes Oligopole et des Bons D’Jâbles, et lançait Casse-tête 8 pièces au Vieux Treuil et aux Pas Perdus, le jeudi 16 juillet dernier. Une tournée internationale avait été organisée pour la sortie de son premier album, commençant à Havre-Aubert en fin d’après-midi, pour se terminer à Cap-aux-Meules tard dans la nuit. Pendant la soirée, Émile a joué trois extraits live de l’album et ensuite, en deuxième partie ses amis (Oligopole, les Bons d’Jâbles, Annie Vigneau…) se sont joints à lui pour interpréter leurs différents répertoires. Même les gars de la LMI (Ligue Madelinienne d’Improvisation) sont venus faire un extrait de «Stand by me» de Ben E. King a capella, s’il vous plaît ! Un lancement comme on les aime. Le disque étonne. Huit pièces instrumentales qui se baladent entre le jazz et le lounge avec de temps à autre une pointe funky. Des pièces multi-savoureuses, dans certaines on se croirait au Sahara, comme dans Pas d’eau sur le Sandy Hook ou encore à la poursuite d’un félin comme dans Wayan le chat ou dans une pièce qui rappelle le piano de Pink Floyd… De la musique à écouter dans son char selon Émile Deraspe, puisque cet album est une autoproduction. Mais plus encore, ce disque gagnera à être dégusté à tout moment de la journée puisqu’il a le pouvoir de créer plusieurs ambiances. Si quelques amis sont venus épauler le compositeur pour ce premier album, Émile Déraspe joue de la plupart des instruments : contrebasse, guitare, piano et même les percussions buccales et plastiques ! Jean-François Picher et Louis-Philippe Amiot se partagent quelques extraits de mandoline, de dobro et de guitare électrique. Au lendemain du lancement, la salle de spectacles Aux Pas Perdus annonçait à l’affiche au-dessus de la porte d’entrée : «Bravo Émile Deraspe : Déjà 101 albums vendus». Avec une fierté à peine dissimulée, Émile nous annonce qu’il en avait imprimé… soixante-quinze. Par Suzanne Richard
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| Mise à jour le Vendredi, 24 Juillet 2009 07:18 |






